Les Galezowski
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1820 – 1939 · 11 min de lecture

Tamberlick, Tante Marie et Odette

Recueil

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Enrico Tamberlick (1820–1889), Tante Marie Galezowska (1880–1965) & Odette Galezowska (1893–1943)

Document consolidé réunissant l'Historique de la famille Tamberlick, les hommages de la presse européenne, le Catalogue complet des peintures exposées de Marie Galezowska (1906–1925), les lettres d'Henri Galezowski (1914–1916) et le répertoire « Odette Galezowska : Auteuil, Longchamp et Deauville ».

I. Enrico Tamberlick (1820–1889) : Historique familial et Hommages

Historique de la famille Tamberlick

Extrait d'un carnet de Tante Marie Galezowska, petite-fille du ténor Enrico Tamberlick

Du côté de ma Mère (Augusta) :

Le nom de TAMBERLICK était, paraît-il, d'origine dalmate (il s'écrivait quelquefois avec un H à la fin au lieu d'un K). Toute la famille était pourtant établie à Rome depuis des générations et toujours au service des Papes, comme des lettres et parchemins qui se trouvent aux archives du Vatican le prouvent.

Le père de mon grand-père, Raffaele TAMBERLICK, était marié à Margherita DANIELI (Donna Ghita, comme l'appelait son mari). Raffaele, officier dans les armées pontificales, était pendant les guerres de Napoléon Capitaine au 7e régiment de Ligne. Il se trouvait à toutes les rencontres avec l'ennemi et spécialement en Espagne en 1812 au siège de Valence contre le Général Blake. En 1813, étant assiégé dans la forteresse de Tarragone par Lord Murray, il eut l'honneur de commander une sortie du fort Olivo contre les Anglais. Dans le second assaut de cette forteresse en août 1813, il se trouve presque toujours à l'avant dans la forteresse Royale exposée aux assauts continuels des Anglais. Comme dans toutes les autres circonstances, il se conduisit avec prudence, courage et mérita les compliments de ses supérieurs (Signé : Matteo Picchy, Nobile di Sabina). Ceci se passait sept ans avant la naissance de mon grand-père (Enrico) qui eut lieu le 9 mars 1820.

De son mariage avec Margherita Danieli, Raffaele eut six enfants :

  1. ENRICO : mon grand-père (1820–1889)
  2. ACHILLE : pas marié
  3. GIUSEPPE : officier mort jeune
  4. AMALIA : mariée à un artiste BERTOLINI
  5. EMILIA : mariée au docteur MAZZOTTI

ROSE-ADÉLAÏDE : pas mariée

Nous avons un grand portrait à l'huile de Margherita Tamberlick, une aquarelle portrait de Raffaele Tamberlick en uniforme d'officier, une miniature de Margherita Tamberlick jeune en costume d'Empire, une miniature de Rose-Adélaïde.

L'histoire de mon grand-père (Enrico) a été écrite dans ses biographies et je n'en dirai que quelques mots :

Élève au Monastère de Montefiascone et destiné à la carrière ecclésiastique, il quitte le Monastère avant d'avoir pris aucun degré et se sauva à Naples car il craignait son Père. Ayant une voix exceptionnelle, après quelques études il débute à Naples sous le nom de sa mère [Danieli]. Il eut un tel succès que le lendemain le Directeur du Théâtre déchira son contrat et lui en offrit un avec des cachets beaucoup plus élevés. Après un succès extraordinaire, il obtint le pardon de son Père, et c'est sous son véritable nom qu'il fit une carrière magnifique.

De sa carrière fabuleuse, nous avons ses nombreux engagements, sa correspondance avec beaucoup de personnalités politiques et artistiques : correspondance avec Verdi, Rossini, Berlioz (lettre sur Les Troyens qui est à la Bibliothèque du Conservatoire), ses décorations, etc.

Il mourut pieusement chez mes parents (Xavier et Augusta) au 103 Boulevard Haussmann où il habitait les dernières années de sa vie [en mars 1889].

Ma Grand-Mère Francesca BALLERANO était de Naples. Elle était morte dans une villa louée par mes Parents (Xavier et Augusta) à Saint-Germain en 1884.

Mes Grands-Parents avaient eu deux enfants : ma Mère (Augusta) et dix ans plus tard un garçon, RAPHAËL-ALFRED, qui, quoique ayant une très belle voix de baryton, ne s'en servait que pour chanter dans des concerts de charité. Il avait épousé Mademoiselle Abbadie, fille d'un docteur de L'Isle-Adam. Il avait eu un fils, HENRI, caporal dans l'Infanterie de Marine, disparu dans les premiers combats (1914) en Belgique et décoré de la Croix de Guerre.

Les deux sœurs de mon Grand-Père avaient plusieurs enfants :

  • Amalia BERTOLINI : a eu trois fils et une fille, tous morts à présent (1938) : Giulio (marié à une Portugaise, Mlle Podesta, père d'une fille appelée Mimi), Cesare, Augusto (célibataire), et la fille Emma mariée au Docteur Simonetti (cinq enfants : Gigi, peintre de talent mort jeune, Carlo, un troisième dans l'administration à Aoste, et Teresa mariée à un cousin Simonetti, mère d'une fille Pierina).
  • Emilia MAZZOTTI : a eu deux enfants, dont une fille Virginia mariée à Pio Ruspanti (neuf enfants : Agnès Mme Viola au 25 Via Firenze à Rome, Luigi Ruspanti mort en 1938 dont le fils Remo Ruspanti est avocat à Gênes, Pippo à Gênes, Laura mariée à un avocat à Rome, Eleonora, Vittorina, Beatrice et Guido).

Hommages de la presse européenne à Enrico Tamberlick

1. Extrait de « Il Trovatore » du 17 novembre 1870 — Succès de Tamberlick à Saint-Pétersbourg

« Tamberlick a chanté "Manrico" dans un pur et grand style qui perpétue la tradition des vrais maîtres. Loin d'avoir perdu ses moyens vocaux, il a gardé ses splendides effets sonores, et a acquis la possibilité d'obscurcir délicatement son ton, et la possibilité de chanter mezza voce, qu'il n'avait pas au début de sa carrière. Débutant avec la sérénade du premier acte, il a déclenché une salve de bravos et il a dû apparaître sur le devant de la scène pour remercier des applaudissements. À la fin du troisième acte, les membres de l'orchestre se sont levés pour l'applaudir avec le public. »

Le Journal de Saint-Pétersbourg du 3 novembre écrivait : « La performance de Guglielmo Tell était splendide. Nous ne croyons pas avoir entendu autant d'applaudissements dans d'autres théâtres. Le succès de Tamberlick a été un triomphe. »

2. Extrait de « Il Teatro Illustrato » N° 100, Anno IX, Avril 1889 — Hommage à Enrico Tamberlick

« Le célèbre ténor Enrico Tamberlick est mort à Paris. Enrico Panofka a écrit dans son livre classique Voci e Cantanti : "Ah ! Tamberlick est le premier ténor moderne qui donne envie de le voir. Cet artiste est sublime par sa passion et son expression. Dans certains cas, sa façon de chanter entraîne la perfection et l'enthousiasme des auditeurs et les porte en transe. C'est pour nous la plus noble manifestation de l'art vocal, le modèle le plus parfait du ténor di forza... Otello, Poliuto, et Giovanni di Leyda du Prophète. »

Né à Rome, il étudia la théologie au séminaire de Montefiascone. Il commença sa carrière à Naples et son dernier grand rôle fut Le Roi de Lahore. Il a eu un succès prodigieux dans Guglielmo Tell, Les Huguenots, Robert le Diable, Poliuto, Don Giovanni et Rigoletto. Il a chanté à Naples, Lisbonne, en Espagne, à Londres, Saint-Pétersbourg, aux États-Unis, La Havane, Mexico et en Argentine. À Saint-Pétersbourg, le tsar Nicolas l'appelait "Citoyen" en faisant allusion à son esprit libéral. Il fut l'ami de Giuseppe Mazzini, Ledru-Rollin, Martin Bernard, Lamartine, Louis Blanc, Victor Hugo, Castelar et Pyat. Avec tous les journaux européens nous pleurons ce décès. »

II. Tante Marie Galezowska (1880–1965) & Odette Galezowska (1893–1943)

Catalogue des peintures exposées de Marie Galezowska (1906–1925)

Extrait intégral de son carnet (Pages 1 à 4 consolidées)

Année 1906

Dans les documents numérisés (Gallica) · Journal des artistes, 1er juillet 1906 : « Roses de Nice, délicieusement nuancées » · Journal des artistes, 12 août 1906 : « Boules de neige » et « Arabe » · Journal des artistes, 4 novembre 1906 : ses aquarelles « Turc » et « Gentilhommes Louis XVI »

  • Salon : Citrons ; Roses de Nice.
  • Beauvais : Boules de neige ; Arabe.
  • Calais : Tête turque ; Gentilhomme Louis XVI bleu.
  • Angers : Bout de fromages et marrons ; Chrysanthèmes.

Année 1907

Dans les documents numérisés (Gallica) · Journal des artistes, 13 janvier 1907 : une note de Mlle Galezowska · Le Journal des arts (RetroNews), 16 janvier 1907 : une nature morte de perdreaux · Le Journal des arts (RetroNews), 23 mars 1907 : son nom parmi les exposantes · Le Journal des arts (RetroNews), 4 mai 1907 : « les roses entourées d'une tenture »

  • Monte-Carlo : Lilas.
  • Toulouse : Roses de Nice ; Gentilhomme Louis XVI ; Livres.
  • Périgueux & Versailles
  • Langres : Citrons ; Pastel Lilas.
  • Nancy : Femmes artistes.
  • Paris : Gibier (grands faisans) ; Bourriche perdreaux ; Roses de Nice ; Cristaux citrons ; Intérieur antichambre ; Ciel, roches noires ; Pommes de terre.
  • Toulon : Faisans, perdreaux ; Citrons pastel.

Année 1908

Dans les documents numérisés (Gallica) · Journal des artistes, 12 janvier 1908 : « le talent sympathique de Mlle Galezowska » (pastels et aquarelles) · La Chronique des arts, 18 janvier 1908 : « son discret Intérieur et ses Livres poudreux » · Le Journal des arts (RetroNews), 18 janvier 1908 : « une adroite » artiste · Le Journal des arts (RetroNews), 15 avril 1908 : sa petite Bretonne · Journal des artistes, 21 juin 1908 : « Roses et bibelots » et « Citrons » · Journal des artistes, 26 juillet 1908 : « Intérieur » et « Terrassier », pastels

  • Femmes Artistes : Chrysanthèmes ; Raisins noirs ; Perdreaux ; Roses blanches ; Intérieur commode ; Intérieur église ; Fromages ; Livres ; Deux vues Trouville.
  • Toulouse : (Union Artistique) Bretonne ; Pastel Perdreau. (Internationale) Chrysanthèmes pastel ; Citrons, aquarelle.
  • Calais & Le Havre : Pommes aquarelle ; Intérieur pastel.
  • Salon : Roses blanches (500 F) ; Citrons (250 F).
  • Pontoise : Bretonne pastel (250 F) ; Lilas aquarelle (300 F) ; Perdreaux aquarelle ; Intérieur église (200 F) ; Fromages (150 F).
  • Charleville : Raisins noirs (200 F) ; Cyclamens bleus (150 F).
  • Auxerre : Pivoines (400 F / 300 F) ; Intérieur d'Henri (300 F / 200 F).
  • Beauvais : Intérieur, pastel (350 F) ; Terrasses pastel (300 F, Mention).

Année 1909

Dans les documents numérisés (Gallica) · Le Journal des arts (RetroNews), 29 avril 1909 : « les pivoines de Mlle Galezowska » · Le Journal des arts (RetroNews), 2 juin 1909 : une mention · Journal des artistes, 6 juin 1909 : « Le Terrassier », pastel · Journal des artistes, 25 juillet 1909 : « Bretonne » et « Pommes de terre »

  • Angers : Citrons aquarelle (Médaille d'Argent) ; Femme intérieur pastel.
  • Exposition : Lilas aquarelle ; Paysages ; Brumes.
  • Beauvais : (avant le 1er juin chez Pottier, 14 rue Gaillon) Bretonne pastel (350 F) ; Pommes de terre nature morte (300 F).
  • Langres : Fromages pastel ; Terrassier pastel (250 F, Mention).
  • Lyceum (décembre) : Tableau manutentionnaire ; Roses blanches.

Année 1910

Dans les documents numérisés (Gallica) · Comœdia, 7 mai 1910 : salle XV : une « plaisante harmonie de rouille »

  • Femmes Peintres : Lecture le soir ; Fromages (500 F) ; Roses blanches (500 F) ; Intérieur (300 F) ; Terrassier (350 F).
  • Lyceum (mars) : Terrassier ; Intérieur.
  • Salon : Chrysanthèmes roux (600 F).
  • Clermont-Ferrand : Potiche pastel (300 F) ; Bretonne pastel (300 F).
  • Versailles (Amis des Arts) : Fromages (450 F – 350 F, Mention) ; Roses blanches (400 F – 300 F).
  • Nancy (3 oct. – 15 nov.) : Chrysanthèmes roux (400 F) ; Fromages pastel (250 F).

Année 1911

Dans les documents numérisés (Gallica) · Le Journal des arts (RetroNews), 15 avril 1911 : « Fleurs » · Comœdia, 31 mai 1911 : son nom parmi les exposants · Le Journal des arts (RetroNews), 3 juin 1911 : son nom au Salon · La Chronique des arts, 17 juin 1911 : son nom au Salon · Bulletin de l'Union des femmes peintres, novembre 1911 : mention honorable · Salon des artistes français, catalogue 1911 : n° 2378, « Vieilles choses », et n° 2379, « Coin d'atelier »

  • Pau : Intérieur salle à manger soir (300 F) ; Chrysanthèmes roux (400 F).
  • Lyon : Fromages pastel (300 F) ; Citrons huile (400 F).
  • Salon : Pivoines pastel (400 F) ; Coin commode (500 F, Mention) ; Vase argent (500 F).
  • Lyceum : La poupée japonaise (500 F).
  • Versailles : Terrassier pastel ; Poupée japonaise huile.
  • Douai : Fromages pastel (400 F) ; Pivoines pastel (400 F).
  • Nancy : Plat et livre ; Terrassier pastel.
  • Langres : Nature morte vase vermeil huile (250 F) ; Perdreaux pastel (250 F).

Année 1912

Dans les documents numérisés (Gallica) · Bulletin de l'Union des femmes peintres, mai 1912 : mention honorable · Salon des artistes français, catalogue 1912 : « Portrait de Mme J. M… »

  • Pau (15 janv. – 15 mars) : Fromages pastel ; Pivoines pastel ; Nature morte pastel ; Vases argent (500 F).
  • Femmes Peintres (avant 10 janv.) : Andrée pastel (800 F) ; Poupée chinoise peinture (300 F) ; Paysage huile (200 F) ; Paysage huile (250 F) ; Nature morte pastel (300 F) ; Intérieur pastel (300 F).
  • Salon : Portrait Marie-Rose huile ; La petite Andrée pastel (800 F).
  • Versailles : Pivoines pastel (500 F) ; Citrons pastel (300 F).
  • Douai : Poupée japonaise peinture (300 F) ; Chardons peinture (200 F).

Année 1913

Dans les documents numérisés (Gallica) · Bulletin de l'Union des femmes peintres, mai 1913 : son nom parmi les exposantes

  • Pau : Poupée japonaise (300 F) ; Chardons (300 F) ; Pastel, livre et plat argenterie (500 F).
  • Versailles : Grand Paysage (500 F) ; Margelle de puits (300 F).
  • Bordeaux : 2 paysages Saint-Jean-de-Luz ; Citrons pastel.
  • Nice : Poupée japonaise peinture (300 F) ; Intérieur pastel (400 F).

Année 1914

Dans les documents numérisés (Gallica) · Bulletin de l'Union des femmes peintres, 1er mars 1914 : l'État achète son tableau au 33e Salon de l'Union · Bulletin de l'Union des femmes peintres, mai 1914 : même mention : acquisition par l'État · Salon des artistes français, catalogue 1914 : « Sur la commode », pastel

  • Femmes Peintres : Devant la maison (400 – 200 F) ; Nature morte porcelaine (800 F) ; Place à Saint-Jean (400 F) ; Vue de la Rhune (400 F) ; Intérieur pastel (vendu 400 F) ; Grande vue de la ferme Bordassury (400 F).

Année 1916

  • Femmes Peintres : 2 intérieurs petit salon.

Année 1917

  • Femmes Peintres : Portrait Antoine Versailles pastel.

Année 1918 (décembre, chez Mᵉ Julian)

  • Pivoines ; Intérieur petit salon.

Année 1925

Dans les documents numérisés (Gallica) · Salon des artistes français, catalogue 1925 : mention honorable (liste des artistes)

  • Salon : La fenêtre (1 500 – 1 200 F).

Lettres d'Henri Galezowski à sa sœur Marie (1914 & 1916)

1. Lettre du 20 juillet 1914 (Paris)

Lettre d'Henri à Marie, 20 juillet 1914 · voir l'original

« Chère Marie, Ne t'effraie pas trop en commençant cette lecture : il n'y a rien de sensationnel, et aucun cataclysme ne s'est produit qui m'oblige à t'en faire part ; j'ai tout simplement décidé que cette lettre serait pour toi... Et voilà tout. J'ai toujours pensé que les déclarations maintes fois répétées de Maman et même de toi en faveur de la vie à la campagne n'étaient dues qu'à l'ignorance dans laquelle vous avez vécu jusqu'à présent des avantages et des inconvénients qu'elle présente. [...] J'ai fait commencer aujourd'hui le déménagement par notre concierge Lapierre et ses 2 neveux, l'un militaire qui a obtenu 12 jours de permission ; ce n'est pas bête, il va pouvoir empocher quelque argent. La salle à manger est déjà en place ; le salon voyage et les autres pièces suivent. J'attends le devis électrique. J'ai fait peindre en blanc le petit salon rond ; il part avec le reste. [...] Jean m'a donné l'idée d'habiter jusqu'à nouvel ordre le fond du premier étage ; le jour où il sera loué, je déménagerai. L'idée me paraît bonne, je pense la mettre bientôt à exécution. Qu'en pensez-vous ? Cela aura entre autres avantages celui de pouvoir être facilement au 128 [Boulevard Haussmann] en cas de besoin. Au revoir, chère Marie près Trianon, mille bonnes amitiés et baisers affectueux à Maman, souvenirs amicaux à Marie-Rose. Ton frère dévoué, HENRI. »

2. Lettre du 28 janvier 1916 (31ᵉ Territorial d'Infanterie)

Lettre d'Henri à Marie, 28 janvier 1916 · voir l'original

« Ma chère Mary, C'est aujourd'hui la St-Charlemagne dont j'ai autrefois ignoré les banquets ; ce n'est pas ici que j'y serai convié. Notre menu ne varie guère sauf les lendemains d'arrivée de colis. Nous avons mangé avec joie les flageolets qui étaient tout à fait bons ; quant au gâteau au rhum, il nous a fait 3 repas et nous le finissons aujourd'hui. Achète-moi donc des petits gâteaux au chocolat de Potin, je crois qu'ils ont nom Biarritz. Il faudrait les mettre dans une boîte en fer-blanc. Quelquefois aussi des petits fours secs, toujours bien emballés. [...] Le 1er février nous reprenons la tranchée pour 20 jours. Le temps est doux, et dans les bois, les bourgeons des arbustes commencent à grossir. Vivement les feuilles et le printemps en attendant la "Victoire que nous vous rapporterons dans nos musettes". [...] Au revoir, ma chère Mary, je t'embrasse bien affectueusement ainsi que Maman, qui, je l'espère, ne va pas trop mal. Ton frère bien dévoué, HENRI. »

Odette Galezowska (1893–1943) : Auteuil, Longchamp et Deauville

Photos de Seeberger rassemblées par son fils Alain Galezowski pour ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants (Noël 2008).

« ODETTE GALEZOWSKA (1893 – 1943) — PHOTOS : Auteuil, Longchamp et Deauville. Photos de Seeberger rassemblées par son fils Alain Galezowski pour ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Noël 2008. »

Répertoire chronologique des clichés Seeberger & Deauville

  • N° 2 : Deauville — Courses à Deauville (Août 1932)
  • N° 3 : Longchamp (25 septembre 1932)
  • N° 4 : Auteuil — Grand Prix d'Automne (6 novembre 1932)
  • N° 5 : Auteuil (16 mars 1933)
  • N° 6 : Réouverture de Longchamp (2 avril 1933)
  • N° 7 : Longchamp — Prix de Cachan (7 mai 1933)
  • N° 8 & 9 : Longchamp — Prix de Noailles (21 et 28 mai 1933)
  • N° 10 : Deauville (15 août 1933)
  • N° 11 & 12 : Longchamp — Prix de Broglie (8 octobre 1933)
  • N° 13 : Longchamp — Grand Critérium (15 octobre 1933)
  • N° 14 & 15 : Grand Prix d'Auteuil (5 novembre 1933)
  • N° 16 : Longchamp (20 mars 1934)
  • N° 17 : Deauville (13 août 1934)
  • N° 18 : Deauville — Villa Levylier (15 août 1934)
  • N° 19 : Deauville — Sur les Planches avec Claude Lyon-Caen (15 août 1934) + série « Deauville avec Alain, août 1934 »
  • N° 20 : Auteuil (3 mars 1935)
  • N° 21 : Deauville (4 août 1935)
  • N° 22 : Auteuil — Prix Greffulhe (19 avril 1936)
  • N° 23 : Longchamp (24 juin 1936)
  • N° 24 : Deauville (9 août 1936)
  • N° 25 : Grande Nuit de Longchamp (1er juillet 1939)

N° 26 : Deauville (13 août 1939)